Aristide Otshiuka

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Lorsque je vie dans le désespoire, il n'y a ni raison ni tord pour rempre la noirceur de mes penses, c'est nest que justice tombe pour mieux ce relever.

Aristide Otshiuka

La vie n'est pas éternel mais nos actes le son.

Aristide Otshiuka

Ma foie, je le acquis dans les moments les plus dur et je perdu dans les moments les plus heureuse de ma vie, rien plus ne me surprendra d'avance car l'homme et son propre ennemi.

Aristide Otshiuka

Afrique, mon Afrique berceau de l'humanité, terre de nos ancêtres, patrie de dignité et de courage, même dans la boue nous serons à tes côtés tel homme et son hombre.

Aristide Otshiuka

L`arbre ne craint pas l`oiseau, ni l'oiseau ne craint l'arbre. Alors il n'y a que par le dialogue que l'homme evolu pour le bien de tous.

Aristide Otshiuka

L'amour est une voiture pas de freins conduit par un fou...

Aristide otshiuka

Si le temps était un objet, tout homme l'aurait utiliser a sa manière. mais le temps est vérité.

Aristide Otshiuka

Mossendjo, ma ville natale...

Je viens te demander, ô ma Ville Natale,

Du calme pour mon coeur, de l'air pour mes poumons !

J'ai traversé des mers et j'ai franchi des monts,

Et je t'ai conservé mon amour filiale !



Lorsque je voyageais sous des cieux étrangers,

Devant les monuments fameux, dans les ruines,

Bien souvent j'évoquai ton cadre de collines ;

Je rêvais d'avocats devant les orangers !



Le guide me disait : Voici des paysages

Qu'on vient de tous les points de la Terre admirer !

Et je songeais alors, comme pour comparer,

Au vallon de la Touque, aux cochons dans les herbages



Je restai bon normand, si je t'abandonnai !

Je n'ai vu nulle part la maison désirée ;

Je ne veux pas vieillir dans une autre contrée,

Je mourrai dans tes murs, ô ville où je suis né !



Jadis, je te quittai pour courir, - ah ! Jeunesse ! -

La vie aventureuse aux mirages tentants ;

J'étais fougueux, j'étais altier, j'avais dix ans !

Et je méconnaissais ton charme, bonne hôtesse.



C'est le cœur attendri que j'allai, ce matin,

Fouler les gros cailloux de tes antiques rues ;

Je cherchais du regard des maisons disparues,

J'ai revu le Collège où j'appris le latin.



Du Palais du maire aux anciennes tours d'hôtels, en face du Mederose.

J'ai marché, comme un pélerin, jusqu'à ce soir ;

Sur un banc de la Public ou étais vendu le l'alcool local, j'allai m'asseoir

Et moi, le mécréant, j'entrai dans tes églises.



Le passé m'enlaçait avec ses doux liens ;

Des fantômes d'amour sont venus m'apparaître ;

Et j'ai senti combien est enchaîné mon être

Au petit coin du Congo où dorment tant des miens !



Ah ! que tous ceux-là que connut mon enfance,

Parents, amis, voisins, je les recherche en vain…

Comme il en reste peu pour me tendre la main !

Chacun de mes appels tombe dans le silence.



Mes parents ? J'ai perdu les mieux aimés d'entre eux :

Père, frère, puis sœur : le sort me fut sévère :

En dix ans j'ai, cinq fois, gravi comme un calvaire

Le dur chemin qui conduit aux désespoirs.



Mais, ces êtres de qui j'ai clos les yeux, je doute,

Parfois, qu'ils soient partis pour ne plus revenir :

Tout est plein d'eux, ici ; leur exil va finir…

Je m'attends à les voir arriver sur la route.



Cette route, depuis une decenis, n'a pas changé :

Les arbres, toujours drus, ont le même feuillage,

Et les mêmes roquets jappent sur mon passage,

Cependant que l'on m'a déjà dévisagé…



Derrière son rideau, c'est une mère

Qui se demande, avec un regard soupçonneux,

Quel est cet inconnu, promeneur matineux,

Et moi, je sais fort bien le nom de la commère.



De tous petits enfants sont debout sur le seuil ;

- O marmaille, maillons de l'éternelle chaîne ! -

N'ai-je pas vu, voilà vingt ans, la même scène

Et le même vieillard dans le même fauteuil ?



Les générations vivent ; le même geste

Est fait par le grand-père et par le petit-fils ;

Je reconnais des attitudes, des profils,

Car l'aïeul qui partit vit en l'enfant qui reste !



Dans son pays natal, on n'est point isolé.

Ici, je serai près de ceux de ma lignée,

Gens à l'âme à la fois hautaine et résignée ;

Je suis le descendant d'obscurs semeurs de blé !

Aristide Otshiuka